Le PEA : pour les actions européennes sur le long terme

Le plan d'épargne en actions est plafonné à 150 000 € de versements et réservé aux actions d'entreprises européennes et à certains fonds éligibles. Après cinq ans de détention, les plus-values et dividendes sont exonérés d'impôt sur le revenu (les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus). Un retrait avant ce délai entraîne en général la clôture du plan et la perte de l'antériorité fiscale.

L'assurance-vie : la plus polyvalente

L'assurance-vie ne fixe aucun plafond de versement et permet de combiner un fonds euros (capital garanti, rendement modéré) avec des unités de compte plus dynamiques (actions, ETF, SCPI). Sa fiscalité s'allège progressivement, avec un abattement annuel sur les gains retirés après huit ans de détention, et elle bénéficie d'un cadre successoral avantageux, hors succession classique dans certaines limites.

Le compte-titres ordinaire : la flexibilité sans avantage fiscal

Le compte-titres ordinaire (CTO) n'impose ni plafond de versement ni condition de durée de détention, et permet d'investir sur des titres non éligibles au PEA (actions américaines ou asiatiques par exemple). En contrepartie, il ne bénéficie d'aucun avantage fiscal : les plus-values sont imposées dès le retrait, au prélèvement forfaitaire unique de 30 % (ou sur option au barème progressif de l'impôt sur le revenu).